Au marché, au marché, tu peux tu peux tout trouver…
Rien de tel que de reprendre des paroles d’Henri Dès pour parler du marché à Ngaoundéré.
Bon, il n’y a pas qu’un marché en ville. Chaque quartier a son marché, plus ou moins modeste. Parfois, chaque carrefour… Il y a toutefois des marchés plus importants. Le “petit marché” est actuellement le plus grand marché. Avant, le “grand marché” était plus grand que le “petit“, mais il est désormais plus petit que le “petit“. Vous me suivez ? Et je peux vous dire que le “petit marché” est devenu encore bien plus grand en 8 ans ! Nous n’en croyions pas nos yeux en faisant les courses ce matin.
Mais que trouve-t-on au marché ? Hé bien, comme dans la chanson, TOUT ! L’alimentaire, les cosmétiques, l’habillement,… en autant de minucules boutiques ou étales disséminés sur une grande surface, véritable petit labyrinthe. C’est une symphonie d’odeurs, de bruits (”Hé le blanc ! Y a les belles carottes ici !“) et de couleurs.
Nous avons retrouvé deux marchands que nous connaissons depuis 1999. Ils sont là, la boutique a un peu prospéré. Cela fait vraiment plaisir de se saluer à nouveau, d’échanger les nouvelles sur la famille, de faire découvrir nos deux enfants (”papa, ça sent pas bon ici…“). Pour les autres, c’est selon l’humeur, la qualité des produits. Mais le plus surprenant, c’est qu’en pleine saison sèche, les légumes et les fruits sont abondants et incroyablement beaux !
Je ne suis pas certain que les gens d’ici font un usage modéré de l’irrigation et des produits chimiques. Des amis nous disaient hier que les cas de cancers se sont multipliées depuis quelques années. L’Afrique ferait-elle les mêmes erreurs que l’Europe ?
Reste à prendre quelques précautions supplémentaires… pour nos estomacs. Viande et légumes vont tremper quelques heures dans de l’eau additionnée d’un peu de javel. La viande sera ensuite bien cuite, les légumes relavés à l’eau filtrée. Vaut mieux pas rigoler avec la nourriture…
Notre plaisir du jour : 1 kg de fraises ! Bon, ils les cueillent encore un peu jaunes, mais c’est une joie (un devoir ?) d’acheter un fruit de saison (ici ! En Suisse, attendez le mois de mai). On les mange en pensant à vous….
Dernière nouvelle autour de l’alimentaire : depuis aujourd’hui, je teste la méthode SODIS. Je vous l’ai déjà dit, nous faisons d’abord bouillir notre eau avant de la filtrer. L’étape de la cuisson ne me plaît pas trop :
- cela prend du temps (chauffer, laisser refroidir)
- cela dégage du CO2 : nous cuisons au gaz.
Avec SODIS, fini la cuisson : l’eau filtrée est mise dans des bouteilles en PET (généralisées pour les eaux minérales ici) puis déposée en plein soleil pendant 6 heures. Les laboratoires de l’EPFL ont montré que l’eau obtenue est parfaitement potable. Cette méthode, quasi inconnue ici, n’a presque que des atouts : réutilisation des bouteilles, aucun combustible nécessaire, utilisable dans les villages de brousse,…
Je me dits que si le blanc s’y met, peut-être que les locaux suivront… si je ne suis pas trop malade !!!!
Classé dans: Vie locale le 20 février 2010
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